Interview Photographe
Juli Etta

 

Aujourd’hui je vous invite à découvrir le travail de Juli Etta. Basée à Paris, la jeune photographe, qui réalise de superbes reportages mariage poétiques et lumineux, a gentiment accepté de répondre à quelques questions pour notre blog…

Une photographe à l’âme romantique

Les plus attentifs d’entre vous se souviendront d’avoir déjà vu le travail de Juli Etta sur le blog. En effet, c’est elle qui avait signé les jolies photos du mariage parisien de nos Birdies Clara & Julien – une jolie noce à (re)découvrir ICI.

Formée aux cours du soir de l’école des Beaux-Arts, Juli Etta prend plaisir à mettre sa sensibilité au service de ses clients. Ses photos naturelles et lumineuses parviennent à capturer avec brio toutes les émotions des mariés et de leurs proches. En 2006, elle documente des mois de mobilisation sociale et étudiante appareil autour du cou. Première révélation. En 2015, le hasard d’une rencontre lui permet de s’improviser photographe de mariage le temps d’une journée. Cette mission hasardeuse s’avère être une seconde révélation. La jeune femme découvre le plaisir d’immortaliser les jolis moments de la vie des amoureux – lui permettant d’être à la fois témoin et créatrice de souvenirs. Juli quitte alors son ancienne vie professionnelle pour se consacrer entièrement à sa nouvelle passion : la photographie.

Je laisse maintenant à Juli le soin de vous en dévoiler plus sur son parcours, son matériel de prédilection et ses conseils aux jeunes photographes qui se lancent…

|

Bonjour Juli ! Pouvez-vous nous dire comment la photo est entrée dans votre vie ?

C’était en 2006. J’étais étudiante en sociologie à la fac de Nanterre. L’année d’une réforme qui a entraîné un mouvement social inédit. Les cours étaient interrompus, on allait en manif avec des copains vidéastes et j’ai alors naturellement pris un petit appareil numérique que j’avais à la maison et qui dormait dans un tiroir. J’ai ainsi documenté ces mois de contestation sociale, je postais ensuite mes photos sur un blog créé à l’occasion. Je n’ai plus jamais arrêté depuis… Passant naturellement de la photographie de rue, mon premier amour, à de la photographie de mariage et au reportage en tout genre.

|

Que trouve-t-on dans votre sac photo ?

J’ai commencé avec un petit compact Canon, depuis je suis restée fidèle à la marque. Pour le pro, j’ai des boîtiers EOS 5D 3 et 4. Mes objectifs chouchous : le 35 mm (photographie de rue oblige) et le 50 mm. Pour du perso, j’aime photographier avec de l’argentique, qui invite à moins déclencher et à être plus soignée au niveau du cadrage et de la composition de l’image. Mon Minolta SRT 101 me suit partout. J’ai également un Minolta Mju 2, et plein d’autres boîtiers d’époque.

|

Comment décririez-vous votre style ?

J’aime documenter la réalité. Je suis davantage une reporter photographe qu’une
photographe de mode ou d’édito. J’aime capturer les émotions, les rires, les larmes et ne pas interférer dans une « scène ». J’aime les images lumineuses, chaudes et toujours avec une petite fantaisie poétique. De plus en plus, je me force à diriger et à mettre en scène des modèles pour des shootings commerciaux. J’aimerais aussi davantage apprendre à maîtriser la lumière artificielle pour créer des univers plus travaillés.

|

Comment préparez-vous le jour J avec les futur(e)s marié(e)s ? Faites-vous des repérages ?

Je m’attache à créer avec les mariés une relation de confiance, amicale, avant le grand jour. Nous nous rencontrons le plus souvent autour d’un verre à Paris ou par Skype quand c’est impossible – et cela plusieurs fois. Tout au long de l’année, nous nous envoyons des mails pour prendre des petites nouvelles ou nous échangeons souvent par Instagram ! Je leur envoie aussi un long questionnaire pour mieux les connaître et ainsi créer des images qui leur ressemblent. Je ne suis pas adepte du repérage avant le jour J. Toujours en lien avec mon affection particulière pour le reportage, j’aime me laisser surprendre par les lieux, la lumière présente,
l’ambiance… C’est selon moi plus créatif. D’ailleurs, je n’aime pas forcément retourner deux fois sur un même lieu de mariage.

|

Quel est le moment que vous préférez shooter pendant les mariages ?

Chaque moment est particulier et je crois que j’aime tous ces moments. Ils pourront ainsi documenter l’histoire de la journée que je construis après le mariage. J’aime les préparatifs pour l’émulation qu’il règne à ce moment-là – et pour saisir de beaux portraits des mariés. J’aime les cérémonies, surtout laïques, climax de l’émotion. J’aime la séance de couple, parenthèse calme dans cette journée à mille à l’heure et ou je peux être plus créative. J’aime aussi les photos de groupe, enfin surtout quand je sors les fumigènes et que je fais courir tous les copains et les mariés dans les champs ou sur la plage… Et puis ce que j’aime par-dessus tout, c’est capter des moments de vie que les mariés redécouvriront avec étonnement et émotion quand ils recevront leur reportage.

|

Quelle tendance mariage vous plaît particulièrement ces temps-ci ?

J’avoue en avoir un peu assez du champêtre bohème. Ça tombe bien, je quitte la région parisienne pour m’installer dans le sud de la France. J’espère couvrir davantage de mariages les pieds dans l’eau et au soleil.

|

À quel moment / à quelle échéance les mariés doivent-ils idéalement vous contacter pour être certains de vous avoir comme photographe pour leur grand jour ?

Je ne prends pas les réservations très en avance. Pour 2020, je n’ouvre les réservations qu’à partir de septembre 2019, quand ma saison se calme et que je peux de nouveau me consacrer aux amoureux de l’année d’après.

|

Le shooting de vos rêves ce serait…

Oh la la, j’en ai des milliers en tête ! Si l’on parle destination mariage uniquement, il y a l’Italie évidemment, New York, la Grèce, l’Asie… Si l’on parle style de mariage, je rêve d’un elopement (petit mariage) complètement rock ‘n roll en mode grosse fiesta, Doc Martens et mojitos à gogo.

|

Un conseil aux jeunes photographes qui se lancent ?

J’ai perdu beaucoup de temps à vouloir apprendre seule aussi bien les techniques photos que la partie business. Il ne faut pas hésiter à participer à des workshops, à se former… Je ne le fais pas encore assez, même si pendant 2 ans j’ai suivi des super cours du soir de l’Atelier des Beaux Arts. Regardez ce qui se fait dans d’autres domaines artistiques, inspirez-vous des films, de la littérature, des magazines, des expos en tout genre. Discutez avec des collègues. Et surtout : pratiquez, pratiquez, pratiquez; et fuyez le plus possible Instagram qui propose un contenu très normé (conseil que je dois m’appliquer à moi-même).

|

Une anecdote amusante (ayant eu lieu lors d’un mariage que vous avez capturé) à partager ?

J’en ai tellement ! Mais voici la dernière en date. Je couvrais un mariage à Djerba. Il faut savoir que j’ai peur en avion. C’est l’heure du décollage, j’arrive à mon siège, je m’installe tranquillement et je commence mon petit rituel : comprimé d’aubépine, casque avec musique à fond et huiles essentielles. On échange quelques mots avec mon voisin, je le préviens que ça va sentir fort. Le vol se passe à la perfection. Arrivée à l’aéroport de Djerba, je rejoins la bande de copains des mariés. Un
garçon me parle, je suis encore un peu « shootée » par mes plantes… Je retrouve ce même garçon plus tard dans la soirée sans jamais me rappeler de qui il est : « J’étais ton voisin dans l’avion, je n’arrête pas de te le dire… T’es pas très physionomiste quand même pour une photographe… » Gloups ! Je n’en avais aucun souvenir.

Moralité : faites gaffe aux plantes 🙂

|

Quelle est votre chanson du moment ?

J’écoute toujours les mêmes musiques. Je suis très rock, un peu électro et j’écoute beaucoup les BO de films. Je reviens de Lanzarote – et sur la route, on écoutait en boucle l’album Camino de Flores. Une pépite hypnotique inspirée par la nature, réalisée par le DJ militant écolo britannique El Búho !

Merci à Juli d’avoir accepté de répondre à mes questions. Si vous souhaitez en savoir plus sur son travail ou la booker pour votre jour J, n’hésitez pas à cliquer sur son logo (pour découvrir son site) – ou sur les boutons réseaux sociaux ci-dessous !

 

No Comments Yet

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Newsletter cotton bird le blog

Parce que nous aimons vous gâter !

Inscrivez-vous à notre newsletter et bénéficiez de -20% sur l’eshop Cotton Bird